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L’orthoptiste évalue la façon dont les deux yeux travaillent ensemble, et rééduque ce qui peut l’être.
Il évalue la façon dont les deux yeux travaillent ensemble — coordination, convergence, mise au point — et rééduque ce qui peut l’être.
Devant un œil qui dévie, une tête penchée pour regarder, une gêne à la lecture, ou un enfant qui se plaint de voir double.
Un œil que le cerveau apprend à ignorer, faute d’image nette. Plus la rééducation commence tôt, meilleures sont les chances de récupération.
Fatigue visuelle sur écran, maux de tête en fin de journée, vision double intermittente : un trouble de la convergence est souvent en cause.
Voir ne consiste pas seulement à avoir deux yeux qui fonctionnent : il faut qu’ils travaillent ensemble. Les deux images doivent se superposer, les yeux doivent converger de concert quand on regarde de près, et suivre un objet sans à-coups.
C’est ce que l’orthoptiste évalue et rééduque. Là où l’ophtalmologue traite l’œil comme organe, l’orthoptiste travaille sur sa fonction et sur la coordination — d’où la comparaison courante avec le kinésithérapeute.
Il intervient aussi en amont de la consultation médicale, pour réaliser une partie des mesures du bilan visuel, ce qui permet à l’ophtalmologue de se concentrer sur l’examen et le diagnostic.
Chez l’enfant, l’enjeu est majeur. Quand un œil dévie ou voit moins bien, le cerveau apprend à l’ignorer pour éviter de voir double : c’est l’amblyopie, l’œil dit « paresseux ». Cet œil est sain, mais il n’apprend pas à voir.
Ce processus est réversible tant que le système visuel est en construction, c’est-à-dire pendant les premières années. Plus on intervient tôt, plus la récupération est complète — et passé un certain âge, elle ne se fait plus. C’est la raison pour laquelle un strabisme, même intermittent, même discret, ne se surveille pas « en attendant que ça passe ».
Certains signes doivent amener à consulter : un œil qui part, un enfant qui penche la tête pour regarder, qui se rapproche beaucoup, qui plisse les yeux, qui se plaint de maux de tête ou évite les activités de près.
Chez l’adulte, le motif le plus fréquent est la fatigue visuelle : inconfort en fin de journée, maux de tête, vision qui se trouble à la lecture, difficulté à rester concentré sur un écran. Une correction bien adaptée ne suffit pas toujours à l’expliquer — le défaut porte alors sur la coordination des deux yeux, et c’est là que la rééducation agit.
L’orthoptie intervient également après certaines atteintes neurologiques, et dans la rééducation basse vision, pour apprendre à tirer le meilleur parti de la vision restante.
À des exercices guidés, avec des instruments ou des supports visuels, et des exercices à poursuivre chez soi. La régularité fait l’essentiel du résultat.
Les actes d’orthoptie sont pris en charge par l’Assurance maladie sur prescription médicale, dans les conditions habituelles.
Oui. Un strabisme intermittent mérite le même examen qu’un strabisme permanent : c’est le risque d’amblyopie qui compte, pas la fréquence de la déviation.
L’examen ophtalmologique qui précède le bilan orthoptique.
La correction, premier levier avant toute rééducation.
L’autre cause fréquente de fatigue visuelle sur écran.
Sur rendez-vous, du lundi au vendredi de 8h45 à 19h15.
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