Accueil » Ophtalmologie » Chirurgie de la cataracte
La cataracte est l’opacification du cristallin. Elle se corrige en le remplaçant par un implant — l’intervention la plus pratiquée en France.
L’opacification progressive du cristallin, la lentille naturelle de l’œil. La vue se voile, les couleurs pâlissent et les phares éblouissent la nuit.
Quand la gêne devient réelle dans la vie courante — conduite, lecture, travail. Ce n’est pas le degré d’opacité qui décide, c’est le retentissement.
Le cristallin opacifié est retiré et remplacé par un implant, sous anesthésie locale, par une incision de quelques millimètres.
L’implant ne s’opacifie pas, mais l’enveloppe qui le contient peut se voiler avec le temps. Un traitement au laser, en consultation, y remédie.
Le cristallin est la lentille naturelle située derrière la pupille. Transparente à la naissance, elle se trouble avec les années : c’est la cataracte. Le phénomène est banal et lié à l’âge — après 65 ans, une majorité de personnes en présente au moins un début.
D’autres causes existent : un traumatisme de l’œil, un diabète ancien, un traitement prolongé par corticoïdes, certaines maladies oculaires, ou plus rarement une forme congénitale.
Les signes s’installent lentement, ce qui les rend faciles à banaliser : une vision qui se voile comme derrière un verre dépoli, un éblouissement croissant face aux phares ou au soleil, des couleurs qui pâlissent, et le besoin de changer de correction plus souvent que d’habitude. La conduite de nuit devient souvent le premier inconfort dont on parle.
Il n’y a pas de seuil chiffré. On n’opère pas une image, on opère une gêne. La décision se prend quand la baisse de vision retentit sur la vie quotidienne : lire, conduire, reconnaître les visages, travailler.
Attendre n’améliore rien, mais rien n’oblige non plus à opérer dès que le diagnostic est posé. Deux situations font exception et poussent à intervenir plus tôt : quand la cataracte empêche de surveiller le fond d’œil chez un patient diabétique ou glaucomateux, et quand elle devient si dense qu’elle complique l’opération elle-même.
Un bilan préopératoire précède toujours l’intervention. Il mesure les dimensions de l’œil pour calculer la puissance de l’implant, et vérifie l’état de la cornée et de la rétine — c’est cet examen qui permet d’annoncer honnêtement le résultat attendu.
Le plus souvent locale, par gouttes ou par injection. L’œil est insensibilisé, vous restez éveillé.
Par une micro-incision, le cristallin opacifié est fragmenté par ultrasons puis aspiré.
Un implant souple est glissé à la place, dans l’enveloppe naturelle du cristallin.
L’intervention se pratique en ambulatoire, au centre : vous repartez le jour même.
L’intervention est réalisée au centre, à Cesson : consultation, bilan préopératoire, chirurgie et suivi se font au même endroit.
On opère un œil à la fois, le second à quelques semaines d’intervalle. La vision se récupère en quelques jours, parfois dès le lendemain, et se stabilise en quelques semaines. Des collyres sont prescrits pendant cette période, et quelques précautions s’imposent : ne pas se frotter l’œil, éviter piscine et poussières, et respecter les visites de contrôle.
L’implant remplace définitivement le cristallin. Sa puissance est calculée pour corriger en même temps une partie de votre défaut visuel — c’est ce qui explique que beaucoup de patients voient de loin sans lunettes après l’opération.
Les implants monofocaux donnent une vision nette à une seule distance, le plus souvent de loin ; des lunettes restent nécessaires pour lire. Ce sont ceux que la sécurité sociale prend en charge.
Les implants multifocaux ou à profondeur de champ étendue répartissent la vision sur plusieurs distances et réduisent la dépendance aux lunettes. Ils ne conviennent pas à tous les yeux et peuvent s’accompagner de halos la nuit. Ils font l’objet d’un supplément non remboursé.
Les implants toriques corrigent en plus un astigmatisme important.
Le choix se discute en consultation, à partir de l’état de votre œil et de votre mode de vie. Aucun implant n’est meilleur dans l’absolu : il y a celui qui convient à votre situation.
Non. L’œil est anesthésié et l’intervention dure une vingtaine de minutes. Une gêne et une sensation de grain de sable sont fréquentes les premiers jours.
Pas la cataracte elle-même : le cristallin a été retiré. En revanche, l’enveloppe qui accueille l’implant peut s’opacifier avec le temps — on parle de cataracte secondaire. Elle se traite en quelques minutes au laser, sans réintervention chirurgicale.
Avec un implant monofocal, oui pour la lecture. Avec un implant multifocal, la dépendance aux lunettes diminue fortement, sans garantie de s’en passer complètement.
L’intervention et l’implant monofocal sont pris en charge. Les implants multifocaux ou toriques donnent lieu à un supplément, annoncé par devis avant l’opération.
Cela dépend du métier. Un travail de bureau se reprend en quelques jours ; un travail en milieu poussiéreux ou avec port de charges demande un délai plus long, fixé par le chirurgien.
L’examen qui pose le diagnostic et mesure la gêne.
Les deux se dépistent au même examen, et coexistent souvent.
La correction change après l’intervention : l’ordonnance se refait.
Sur rendez-vous, du lundi au vendredi de 8h45 à 19h15.
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